Mon c½ur est l'empire des mélancoliques
La tristesse est la reine de mon âme
De mes yeux, des larmes salées émanent
Et je plonge dans une solitude soporifique
La disparition prématurée de mon sourire
A fait place aux trop nombreux soupirs
Tout mon être a été barricadé par un bouclier
Mais il semble que mon c½ur fut oublié
Il pleurs l'avenir, il s'attriste du futur
Il me faudrait l'arracher pour ne plus souffrir
A moins de lui construire une solide armure
Pour que nous connaissions la vraie joie de vivre
Sa souffrance me fait perdre l'équilibre
Et me pousse à adopter des comportements risqués
Je ne suis pas tout à fait prête à mourir
Je veux simplement oublier mon enfance gâchée
Lors de laquelle mes rêves d'enfant furent étouffés
Par ses énormes mains salies de mon sang
Mon corps a cicatrisé avec le temps
Mais mon esprit en est encore torturé.


